ENGIP-RDC SA et SEP Congo ont signé, le 7 avril 2026 à Kinshasa, un partenariat stratégique scellé par quatre contrats portant sur l'exploitation des actifs pétroliers de l'aval. Pour l'Entreprise Nationale de Gestion des Infrastructures Pétrolières, constituée moins de trois mois plus tôt, il s'agit du premier accord structurant depuis la reprise du réseau par l'État congolais.

L'accord s'inscrit dans la mission fondatrice de l'entreprise : sécuriser l'approvisionnement du marché intérieur en s'appuyant sur une chaîne logistique maîtrisée, de la réception aux terminaux de Matadi et d'Ango-Ango jusqu'aux dépôts de Kinshasa, sur le Stanley Pool.

Un premier jalon opérationnel

La signature intervient quelques semaines après l'installation du Conseil d'administration et de la Direction générale, le 20 mars 2026. Elle marque le passage d'une phase de constitution institutionnelle à une phase résolument opérationnelle, centrée sur la continuité de service et la fiabilité du réseau repris.

Pendant longtemps, la logistique pétrolière a été gérée, depuis l'époque coloniale, par des entreprises privées. La reprise par ENGIP-RDC SA marque une étape décisive pour la sécurité nationale, et ces quatre contrats garantissent la continuité de l'exploitation des infrastructures.Richard Beya Ilunga · Directeur Général, ENGIP-RDC SA

Le partenariat s'appuie sur l'expérience opérationnelle de SEP Congo pour fiabiliser la chaîne logistique de l'aval. Il est scellé par quatre contrats complémentaires :

  • Usage des pipelines et de leurs dépendances.
  • Location des équipements industriels.
  • Location des bâtiments professionnels.
  • Location des bâtiments résidentiels.

Dans le prolongement de la souveraineté énergétique

La cérémonie de signature s'est tenue en présence de Julie Shiku, Ministre du Portefeuille, et d'Acacia Bandubola Mbongo, Ministre des Hydrocarbures. Les quatre contrats portent en priorité sur les installations situées entre Matadi et Kinshasa, dont ils garantissent la continuité d'exploitation au bénéfice de l'approvisionnement du marché intérieur.

Ces premières étapes dessinent la trajectoire d'une entreprise jeune mais dépositaire d'un patrimoine plus que centenaire : faire d'une infrastructure héritée un instrument moderne de la souveraineté énergétique congolaise.